Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le titre est en référence à une chanson de Jeanne Moreau, "Chanson", que j'adore ^^ Voilà pour la petite histoire... Bon bah je vais pas vous embêter plus longtemps, voilà la suite de "La princesse voilée" !

<< Comme le vent est triste, lorsqu'il souffle sur la plaine.

Écoute le chanter, clamer, crier sa peine.

Il raconte l'histoire

De son amour illusoire...

Elle se nommait Calyce,

La plus belle des filles de Lumière,

Elle dansait, comme un esprit de l'air

Dans ses cheveux, une fragile fleur de lis.

Le vent se perdait sur son corps,

Il chantait en coeur avec elle

Des refrains pour narguer la mort

Car ils étaient tous deux éternels.

Ils s'aimèrent longtemps,

L'elfe et le vent,

Puis le peuple de la belle

Les sépara et fit d'elle

Une femme de roi.

Le vent ne l'abandonna pas,

Il maudit tous les coupables.

Une tempête innommable

Ravagea leurs terres, tua leurs familles,

Les laissant seuls et démunis.

Ils sacrifièrent la jeune femme

Pour apaiser la colère des dieux.

Le vent, désespéré, éteint de son souffle leur flamme.

Puis il fit ses adieux

A sa bien aimée Calyce

Qui partit vers les cieux,

Dans ses mains, une fleur de lis

Et l'odeur du vent dans ses cheveux... >>

Les mots glissaient entre ses lèvres. Chaque son, chaque note les réunissaient peu à peu à ses côtés. C'était une mélopée qui traversait l'espace et les dimensions pour aller plus loin que personne n'était jamais allé. Jusqu'au fond de la nuit, jusqu'au fond de l'univers. Chant omniscient et inconscient. Les djinns murmuraient d'étranges paroles en lui caressant les cheveux. Elle retrouvait des sensations qu'elle avait oubliées depuis longtemps dans les ténèbres de la guerre. Elle avait trop combattu, trop tué, trop fait de mal. Toute la souffrance qu'elle avait infligée pesait sur ses épaules. Peu importait les causes pour lesquelles elle avait guerroyé. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle ne voulait plus. C'en était fini de cette machine mortelle qu'elle était devenue pendant un an. Elle ne valait pas mieux qu'une mercenaire. Et puis elle en avait assez d'être une arme que l'on pouvait utiliser à sa guise. Les seules personnes qui l'avaient traitée autrement était Akbär, Solweig et Erwan. Sa véritable famille. Car, malgré toutes les raisons et les arguments, ses parents l'avaient abandonnée entre les mains du Prince. Erwan... sa présence lui manquait. Bon sang, elle avait tellement besoin de lui ! De ses paroles apaisantes, de ses yeux où elle se croyait belle, de ses mains qui la serraient si fort, comme une enfant, de ses lèvres qu'elle avait goûtées tant de fois, de son torse où elle s'était appuyée... Un petit esprit s'approcha de son visage et s'y abreuva d'eau salée. Aelis savait bien qu'il ne reviendrait jamais. Souvent, elle avait juste envie de sortir son sabre et de... tout arrêter. Juste arrêter ce jeu stupide où elle faisait semblant de vivre. C'était faux ! Elle était morte avec lui. Et cette mission n'arrangeait pas son sentiment de solitude : tous se méfiaient désormais d'elle, grâce à cet imbécile de Daem qui la haïssait, elle le lui rendait bien, d'ailleurs. Et il y avait Hélios. Qui lui avait dit qu'il l'aimait. Qui l'avait embrassée. A ce souvenir, le coeur de la jeune fille fit un bond dans sa poitrine. Il... il était si beau, si doux, si pur et si prévenant. Sa présence était agréable, reposante, rassurante. Peut être arriverait-il à chasser le monstre qui vivait en elle ? Peut être pourrait-il... remplacer Ethan ? La jeune fille faillit hurler de rage et de douleur. Non ! Personne ne pourrait le remplacer, jamais elle ne revivrait ce qu'elle avait vécu avec lui. Personne ! Il était l'unique être qui régnerait sur son coeur, et toute la beauté de cet ange solaire n'y pourrait rien. Un autre esprit se blottit au creux de ses mains en coupe. Il lui fit un sourire, triste, mais qui restait un sourire. Puis lui montra Orkis, penché sur Daem. La jeune fille se leva. Il fallait qu'elle résiste. Une dernière quête. Une dernière. Et elle partirait rejoindre son amour.


Voilà, vous n'en saurez pas plus ! Je sais, c'est bien court, mais je ne veux pas vous livrer tout d'un coup... Sur ce, je vous dis à bientôt, et bonnes lectures !

P.S. : je pars à partir de samedi pour une semaine. Donc, ne vous inquiétez pas si vos commentaires restent sans réponse !