Voici ma réponse à Olioweb, après ce très schizophrénique épisode 5... espérons que j'ai été à la hauteur ! (mon collègue m'a d'ailleurs aidé pour la fin, en fait c'est lui qui l'a écrite >.< Désolé !)

 

     Il est temps. Je ne dois plus me lamenter sur mon sort. Je ne dois plus compter sur le Soleil, je crois qu'il a lui-même abandonné. Pourquoi ne protège-t-il plus sa bien aimée ? A-t-il découvert ma faiblesse ? Ah, Nox, je sais tout ! Je ne suis pas dupe ! J'ai vu à travers ton esclave, j'ai vu ton âme, par elle c'est toi que j'espérais embrasser. Je sais qu'elle m'a trompée. Mais j'en ai assez d'être prise pour une enfant capricieuse, pour un simple esprit naïf. Peut importe ce que tu crois, esprit de la nuit, peut importe le mépris que tu as pour moi, je saurais te conquérir, je saurais te faire mien ! Le village se remet tout juste de la tragédie que tu as envoyé sur moi. Crains ma colère ! Et toi, Isophéna, n'as-tu pas compris ? J'aimerais tellement pouvoir t'ouvrir les yeux. Pouvoir t'aider. Tes paroles étaient rusées, mais je sais bien que tu es la confidente de Nox et que tu ne mourras pas. Pourtant, il y avait une part de sincérité en tes mots. La rage prend mon cœur, moi qui ai toujours été douce et calme. Ô, Soleil, donne moi ta force ! Donne moi cette force qui pourrait le détruire, qui pourrait le réduire au silence. Tu m'as crue faible et crédule, répugnante ombre que je chéris ? Tu vas subir la fureur de l'esprit du jour ! Les Hoppis sont mon peuple, je t'interdis à jamais de les toucher ! Ah, tu as cru que je ne saurais pas les protéger, eh bien tu vas voir !

« Viens à moi, puissance de la Lumière ! Viens envahir mon corps, viens pour être mienne quelques heures ! » je hurle.

Un immense silence suit mes paroles, le village et la plaine se sont tus. Tous ont ressenti ma détresse. Le totem se met à briller d'une lueur mystique.

« Je t'ordonne de protéger chaque être qui vit dans ce village ! Je t'ordonne de repousser les fées Nokomis et leur maître, de les tuer si nécessaire. »

Une vague blanche de pouvoir pur se répand sur les tentes et pénètre chaque indien. Mes enfants... Fruits de mon hymen solaire... Je suis là, je ne vous quitterai plus. Et où sont-elles, les fées que j'avais invoquées pour me remplacer ? Les traîtresses sont parties, attirées par les fastes du pays de l'autre côté de l'immense océan. Lâches ! Je vous donne la mort ! Je sens leurs petites âmes faiblir, loin de moi, et la flamme de leur esprit collectif s'éteindre. Elles ne sont plus. Une immense satisfaction envahit mon cœur. Mais je n'en ai pas fini. Reste le plus important. Les Hoppis ont installés les cadavres sur un grand bûcher. Angeni est là, magnifique femme prête à donner la vie. Les larmes qu'elles versent sont comme des perles que je recueille entre mes mains. Tu ne me vois pas, gardienne de l'enfant sacrée. Mais je suis là. Et ta fille, celle d'Achachak, sera comme ma fille, je te le promets. Je l'aimerai, je la protégerai. Elle sera mon héritière. Mes mains posées sur son ventre, je lui chuchote des paroles apaisantes. Et au fond d'elle, la belle indienne m'entend. Soit tranquille, je suis là... Je suis là... Je... suis... là...

 

       Je sens une immense faiblesse saisir mon corps. Que... que m'arrive-t-il ? Non, je refuse ! Je dois résister encore pour les protéger, et puis je dois le rencontrer, lui. Pour lui montrer que jamais je n'entrerai dans ses plans machiavéliques. Je suis Lux, l'épouse du Soleil ! La maîtresse de Taawa ! Les Hoppis sont mes enfants, la Lumière divine mon arme, et... et... Mon cœur bat moins vite, mon souffle s'amenuise, mes forces me quittent... Je... je ne sens plus mon corps... Le crépuscule est déjà là ! Non, oh non, je t'en supplie, mon cher, mon très cher époux, ne t'en va pas, reste encore un peu, reste... J'ai tant besoin de tes rayons sur ma peau... Je... je veux rester éveillée ! Mes paupières se ferment. Je suis perdue.

 

        Comment se fait-il qu'à travers mon sommeil, je vois encore ce qui m'entoure. C'est la première fois. Les rayons lunaires caressent mes cheveux. Que veux-tu, mon amie ? Je t'ai toujours appréciée, toi, la Lune, douce et aimante. Tu as toujours été comme une mère pour moi, toi que l'on peut parfois voir en plein jour. Tu es moins inaccessible que Nox... Continue, berce moi encore... Maintenant, je n'ai plus que toi... Ils m'ont tous trahis, tous... Mon époux, Achachak, mes servantes... Que dois-je faire ? Tu ne le sais pas non plus. Alors insuffle moi une partie de ta force. Oui, je la sens, elle est en moi à présent, et je peux ouvrir les yeux ! La force de ta magie a opéré sur moi. Je suis là, bien réveillée, bien vivante, alors que la nuit tombe ! Nous voilà donc à égalité, cher ennemi. Il faut que je me relève et que je chasse cette méchante poussière qui colle à mes vêtements. Tu ne perds rien pour attendre ! Je vais te trouver, te faire payer, te faire souffrir et mourir de la pire des manières, je vais te tuer, m'abreuver de ton sang, je vais... Non, non, ces pensées ne sont pas les miennes. Je ne peux... je ne peux ôter la vie à personne. Et pourtant je l'ai fait... j'ai tué mes servantes. Elles sont mortes ! Comment ai-je pu seulement y penser ? Quelle sorte de rage m'animait pour que je me transforme en bête assoiffée de sang ? Je ne sais plus... je ne sais plus... Mais maintenant, tu es là pour me contenir, Ô reine de la Nuit, n'est ce pas ? Oui, tu veilles sur moi. Je salue une dernière fois le village et m'éloigne à grands pas. Je sais où te trouver, Nox. Pour une raison que j'ignore, j'ai beaucoup de mal à m'éloigner du totem. Et cette terre noire qui s'accroche à moi. Plus j'essaye de m'en dépêtrer plus elle s'agrippe à moi. Quels sont ces bras qui m'enlacent, s'accrochent à moi comme le poix ? Ils m'engluent. Totem, tu es moi, tu es mon âme pourquoi ainsi noyer mon esprit dans ce cauchemar ? Il me faut m'arracher à lui, mais je ne sens plus mon corps, je ne peux plus bouger. Mais la Lune est là pour m'aider à franchir toutes les barrières.

« Cesse de te débattre, tu es enlisée dans les tresses de Kaos. Nox se sert du pouvoir de cet être des temps anciens pour te nuire. Calme toi, j'ai posé mes mains sur ton esprit. Tu sais comme je suis versatile. Je suis la partie sombre et je suis le reflet de la lumière. Laisse moi prendre soin de toi, laisse moi te guider. Tu peux avoir confiance en moi, tu le sais déjà. Tout comme toi je suis éprise de Nox, et contrairement à lui je t’apprécie, bien plus qu'une mère. A nous deux nous sommes l'alliance qui peut renverser le cours des choses.

 

- Comment faire, je me sens défaillir, ma force s'amenuise, cette magie puise en moi toute l’énergie...

 

- N'aie pas peur, ne lutte pas. Plus tu combats Kaos, plus tu nourris sa puissance. Je sais comment duper cette esprit qui ne brille que par son animalité. Nous sommes sœurs, nous sommes fabriquée de la même énergie, je peux prendre ta place le temps que tu agisses. Il te faudra faire vite... »

Je vous précise quand même à partir d'où c'est Olioweb qui a écrit : ça commence à "cette terre noire qui..." jusqu'à la fin. Je n'avais vraiment pas d'idée pour conclure et mon coéquipier à trouver la manière parfaite de lier nos deux parties... Toujours aussi doué ^^ Allez, je vous dis à bientôt et... bonnes lectures !