Ils ont encore tué alors je parlerai encore. Je n'ai pas de poème, je n'ai plus les mots, mais je parlerai encore.

Il n'est pas question ici de religion, ou de nationalité. Il est question de haine de l'autre, de meurtre de sang froid, de fanatisme.

Vous me dégoûtez, vous me faites peur. Et jamais pour moi vous ne serez des martyrs. Vous n'êtes que des fous qui ne pensez qu'à vous. Egoïstes, fous, et dangereux.

Je ne sais même plus quoi dire. Bruxelles, Brussels, peu importe, je pense à vous. Je pense au soutien que vous nous avez apporté pendant les heures sombres, et je voudrais vous apporter le même. Je voudrais que le monde se soulève pour vous comme il s'est soulevé pour nous. Je voudrais qu'on tente de bander vos plaies, comme on a bandé les nôtres.

Mais bander ne veut pas dire soigner. Les blessures suintent encore, elles suppurent de notre chagrin et de notre désir de justice. Gare à cette justice, qui trop souvent rime avec vengeance et amalgame. Encore une fois, je le répète. Soyons fort et ne nous laissons pas aller à la haine. Nous valons mieux que ça.

Que dire de plus ? Il n'y a rien à dire. Rien à dire à part je vous aime. Rien à dire à part je t'aime. Toi, l'autre, qui que tu sois, où que tu sois, je t'aime.

Il n'y a que ça pour leur faire face.